Budget 2025 : (2) ses orientations sur la fiscalité et la dette

Dans sa circulaire ci-dessus mentionnée, Paul Biya prescrit au gouvernement la poursuivre de la mise en œuvre du Programme d’Impulsion Initiale (P2I), destiné à soutenir financièrement le secteur industriel. D’où le double objectif de consolidation des finances publiques et de soutien aux secteurs porteur. Concernant particulièrement les recettes, Paul Biya prescrit comme priorités, l’optimisation de la mobilisation des ressources internes non pétrolières, grâce à une expansion de l’assiette fiscale et une lutte renforcée contre la fraude.

D’où la necessite des mesures fiscales « pour encourager l’investissement privé et la création d’emplois, notamment par le biais de réformes fiscales et douanières ».

Pour Paul Biya le budget 2025 doit faciliter « l’import-substitution », une rengaine qui revient depuis quelques années sans aucun résultat concret.

Pour Paul Biya, le budget 2025 doit mettre l’accent sur la maîtrise des dépenses, avec un recentrage des investissements sur les projets structurants et la rationalisation des dépenses de fonctionnement. Pour y parvenir, il recommande un encadrement strict des dépenses salariales afin de préserver la soutenabilité financière, tandis que les dépenses d’investissement continueront à se concentrer sur des infrastructures essentielles.

Pour Paul Biya, « Les projets seront inscrits au budget en fonction de leur degré de maturité et de leur pertinence socio-économique, avec un suivi accru des impacts sur le développement local ».

En matière de gestion de la dette, pour Paul Biya, la politique d’endettement doit rester prudente, avec un recours prioritaire aux emprunts concessionnels pour financer des projets à fort impact socio-économique. L’accent est également mis sur le développement du marché domestique de la dette, afin de diversifier les sources de financement et de minimiser les risques de refinancement.

Que dire de cette recommandation de Paul Biya lorsqu’on sait que désormais le recours au marché domestique, en particulier a celui de la Cemac (Cosumaf) est uniquement motive par la volonté du gouvernement de contourne les exigences très stricts du marché international pour obtenir des financements faciles aux taux usuraires pour des exigences purement budgétaires ?

C’est ainsi que les ambitions budgétaires de 2025 telles qu’édictées par Paul Biya qui témoignent plutôt  des considérations budgétaires de son gouvernement très tendues actuellement, restent néanmoins confrontées à des défis majeurs que sont les incertitudes liées a sa succession, l’inflation qui devrait atteindre 4 % en 2025, et la volatilité des marchés internationaux, notamment pour le pétrole, principale source de revenus budgétaires.

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