La renationalisation d’Eneo se précise de plus en plus

Selon des sources autorisées, les discussions au sujet du rachat de Eneo par le gouvernement semblent bien avancées. Ainsi, le gouvernement recherche actuellement un cabinet international pour évaluer la valeur des actions du Britannique Actis au sein de l’entreprise Eneo.

Une information confirmée par le ministre de l’Eau et de l’Energie Gaston Eloundou Essomba lors de l’atelier sur le redressement du secteur de l’électricité au Cameroun tenu le 08 juin 2023.  Selon le ministre, cette option que le gouvernement compte présenter aux partenaires techniques, a été rendue nécessaire par la volonté affichée d’Actis de se retirer de l’actionnariat de la société Eneo

Bien que rien ne filtre sur les potentiel candidats, les sources au niveau du gouvernement enseignent qu’au terme de l’opération de rachat par l’Etat, un plan de restructuration sur une période transitoire sera élaboré.  Il sera en particulier question de discuter avec les banques locales de la restructuration de la dette court terme qui est l’un des fardeaux les plus contraignants de la trésorerie du secteur de l’électricité. Au terme d’une telle évaluation, on pourra alors avoir une idée plus claire sur les perspectives de la société, précisent les mêmes sources.

Cette perspective de vente d’Eneo s’annonce dans un contexte où cette société fait face à des tensions de trésorerie qui l’a même poussée en avril dernier a servir une mise en demeure au gouvernement, pour réclamer un paiement de 186 milliards de FCFA, au risque de traîner le pays en Justice pour « rétention illégitime » de ses liquidités.

Dans le cadre de cette opération de rachat, la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS), et la Société Nationale des Hydrocarbures, ont manifesté la volonté d’acquérir (51%) des parts du fonds britannique Actis dans Eneo. Cette opération annoncée n’est pas nouvelle, en 2019,  Actis avait manifesté son souhait de céder sa filiale camerounaise du fait des impayés de Yaoundé qui s’accumulaient alors,  jusqu’à 100 milliards de F CFA à l’époque . L’angolais Aenergy était venu se renseigner, sans donner suite.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut