Un nouveau scandale pétrolier éclate en France et menace d’éclabousser le Cameroun

Les officiels camerounais font des pieds et des mains pour étouffer le grand scandale de corruption de hauts responsables de Snh et de la Sonara par la multinationale suisse Glencore qui a éclaté depuis plus d’un an, malgré les efforts du bâtonnier Akere Muna pour le relancer récemment devant les tribunaux. Ils ne sont pas autant au bout de leurs peines, car le nouveau scandale de corruption dans le même secteur qui vient d’éclater en France, menace une nouvelle fois de les éclabousser. Car, il implique deux sociétés, la britannique Technip Fmc et la française Technip Energies, très engagées dans le pétrole camerounais.

En effet, TechnipFMC et Technip Energies ont annoncé mardi dernier dans des communiqués qui nous sont parvenus, avoir accepté de payer 209 millions d’euros, soit environ 138 milliards de FCFA, à la justice française pour éviter des poursuites dans un dossier de corruption concernant leurs activités sous-marines dans le pétrole en Afrique. L’accord, sous la forme d’une Convention judiciaire d’intérêt public (Cjip), doit encore être homologué lors d’une audience qui devait avoir lieu mercredi dernier au tribunal judiciaire de Paris.

Dans le détail, Technip Uk, filiale de TechnipFmc, a annoncé avoir accepté de payer une amende d’intérêt public de 154,7 millions d,euror, soit 101,48 milliards de FCFA pour solder ce contentieux. Dans un autre communiqué, Technip Energies France, filiale de Technip Energies, a annoncé son accord à hauteur de 54,1 millions d’euros, soit 35,48 milliards de FCFA, également pour mettre un terme à aux poursuites.

Le Parquet national financier (PNF) en France a confirmé ces montants, et le fait que les faits visés concernent de la corruption d’agent public étranger entre 2008 et 2012, principalement en Afrique.

Ce genre d’accord, autant dans les cas Bolloré que Glencore, sert uniquement a protéger l’image des pays occidentaux dans les affaires de corruption qu’ils condamnent fermement quand elle se passe chez eux. Mais il est clair que les pays du tiers monde et particulièrement en Afrique ou ces scandales ont lieu, sont superbement ignores, pour ne pas dire sacrifies. Car rien n’est prévu dans les législations occidentales qui les sanctionnent pour protéger leurs intérêts. Ainsi, il revient à ces pays de se saisir de ces dossiers pour défendre eux-mêmes leurs propres intérêts.

Pour l’instant, la phase visible est que cette corruption concerne deux pays, le Ghana et la Guinée Équatoriale. Mais, il n’y a pas de doute que la phase invisible pour l’instant mais qui éclatera un jour, éclaboussera également le Cameroun, puisque comme annonce plus haut, depuis 2020, à travers la firme Technip Fmc, les deux sociétés opèrent au Cameroun avec la britannique Bowleven, la russe Lukoil et New-Age sur le champ Etinde, dans la région du Sud-Ouest. On sait qu’en Afrique, en la matière, les mêmes causes produisent les mêmes effets, comme nous l’a démontré le scandale Elf. On ne perd rien à attendre.

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